43 % des soignants utilisent l’IA chaque jour
Publié le 8 novembre 2026
Écouter une version audio de cet article
Une consigne à reformuler, un document d’accueil à simplifier, une réunion d’équipe à préparer : les usages de l’IA générative en santé peuvent commencer par des tâches très concrètes. Le deuxième baromètre Data & IA en santé, présenté le 5 novembre 2026, montre combien ces outils entrent dans les habitudes. Parmi les soignants interrogés, 43 % déclarent utiliser l’IA chaque jour, contre 32 % en 2025. L’enquête porte sur 273 professionnels exerçant en France et 1 029 adultes pour le volet grand public. Son périmètre couvre différentes formes d’IA : ce chiffre ne mesure donc pas uniquement l’usage des chatbots. Il décrit des pratiques déclarées, sans démontrer leur efficacité clinique.
La communication avec les patients constitue un enjeu immédiat. Parmi les personnes utilisant l’IA pour leur santé, 71 % déclarent l’avoir déjà interrogée après une consultation pour mieux comprendre un diagnostic. Ce résultat invite les équipes à examiner la lisibilité des informations qu’elles transmettent. Un terme technique mérite-t-il une explication ? Le document distingue-t-il clairement les étapes du parcours ? Un chatbot peut proposer une reformulation à partir d’un support déjà validé, en conservant ses informations essentielles. Le professionnel vérifie ensuite chaque consigne et corrige toute ambiguïté. Une phrase plus courte peut être utile ; une simplification qui efface une précaution devient problématique.
Pour alléger la charge rédactionnelle, un établissement peut commencer avec des contenus génériques, sans données de patients. Par exemple, l’équipe fournit une fiche d’accueil approuvée et demande une version en langage courant, adaptée à des lecteurs peu familiers du vocabulaire médical. Elle compare les deux textes, contrôle les omissions et fait valider la version finale par la personne compétente. La même démarche peut servir à préparer une trame de réunion ou un brouillon d’actualité institutionnelle. Le temps gagné doit intégrer la relecture et les corrections. Les informations concernant des patients nécessitent, elles, un environnement et des conditions d’utilisation préalablement validés par la structure. Retirer un nom ne suffit pas à garantir l’anonymat. Une réponse convaincante peut aussi contenir une erreur ou une référence inventée.
Une formation IA pour les professionnels de santé prend tout son sens lorsqu’elle apprend à sélectionner ces usages et à contrôler les résultats. La formation IA générative et santé de Tous les Jeudis propose de travailler la clarté des documents, la communication entre équipes et les supports pédagogiques, tout en abordant la protection des données et les bonnes pratiques. Accessible aux débutants et intermédiaires, elle est annoncée sur une journée, avec un format de quatre heures possible. L’objectif pratique consiste à identifier les tâches où l’assistance apporte une aide vérifiable, avec une validation humaine organisée. Pour prolonger cette réflexion et suivre l’actualité de l’IA, notamment dans le secteur de la santé, rendez-vous sur Belijia.
Grégory JEANDOT
Consultant sr et Formateur IA
Avec un langage simple (et non simpliste), Grégory décrypte l’univers de l’IA générative. Pas de sémantique complexe ou d’approche trop verbeuse : l’objectif est de faire monter tout le monde en compétence !